SECTION ESPAGNOL DE L'ASC SAINT-APOLLINAIRE

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ATELIER 13- Niveau Intermédiaire - 8 de enero de 2026


1- Comprensión escrita:trabajo sobre un texto de una artista pintura española Lourdes Ral (https://lourdesral.com/)

Lourdes Ral escribe también pequeños libros que cuentan historias de la vida cotidiana
Este texto está tomado de su reciente pequeño libro: lo que nos dijimos, con una copa de Somontano

Vocabulario útil:
revisar=vérifier
una mania=une manie
desaliñado= delaissé
una estantería=une étagère
exhausta=épuisée
podar=tailler→ podado=taillé
diminuta=minuscule
un mostrador =un comptoir
desprenderse=se répandre
fijar=fixer/déterminer
narrar=raconter
el mantel=la nappe

1-Haz una primera lectura sin mirar la traducción

2-En una segunda lectura, mira atentamente la construcción de la frase española en comparación con el francés

HABITACIÓN 314

Desde un hotel de Montparnasse. Febrero. Cuando me dan las llaves de una habitación de hotel (bueno, más que llaves, ahora, una tarjeta) lo primero que hago es revisar todas las puertas y abrir las ventanas. Es más que una manía que me acompaña allí donde voy. Y esa tarde, recién aterrizados en París no fue menos. Desde la ventana, tenía delante un jardín un tanto desaliñado pero bonito y un edificio muy parisino del siglo XIX. Un inmueble con las ventanas iluminadas. En cada ventana, libros y más libros en estanterías altísimas y unos sofás que parecían cómodos desde mi ventana.

Y cada vez que volvía de los paseos contigo por París, exhausta de andar, de sentarme en pequeños bistrós esquineros, de conversar en el Jardin du Luxembourg, de disfrutar de un libro en el jardín del Museo Rodin y de sentirme un poco Suzanne Valadon desde su estudio; volvía a la habitación 314. Había paseado contigo por el distrito 14, antes de los grandes boulevards, antes que empezara a anochecer y nos habíamos fijado en un minúsculo restaurante con comida para llevar, un pequeño oriental donde la propietaria cocinaba detrás de un reducido mostrador y el olor de jengibre y coriandro se desprendía por todo el local, mientras los vecinos compraban con el dinero justo la última comida del día. Había deambulado contigo por la placita de la calle des Coutures Saint-Gervais, la calle Vieille du Temple y los jardines del parque del Hôtel Salé-Léonor Fini. Habíamos compartido un té en un banco, entre los árboles podados a la misma altura. Contemplamos las ventanas iluminadas mientras cerraban las últimas tiendas del día en Le Marais.
Y uno de esos días, cuando volvimos a aquella diminuta habitación de Montparnasse, te dije que las luces estaban encendidas toda la noche y tú me preguntaste cómo tenía esa certeza. Es fácil, te dije, duermo poco, me levanto muchas veces porque el wifi abierto del hotel me invade la cabeza por la noche. Y te expliqué lo que imaginé detrás de cada ventana. Te narré la biblioteca de libros, el sofá de piel, las presencias y las sombras. El lujo de observar sin ser observado. Y me abrazaste y la luz de cada ventana se reflejó en nuestros cuerpos con aquella imagen que guardo en mi memoria.

Y sí, aunque intentamos acceder al jardín no lo conseguimos y nos prometimos volver a París y sentarnos en ese jardín. Y en sueños yo continúo volviendo a aquel jardín.

Cuando volvimos de París, ya en casa, con mi ventana en un patio de l’Eixample, continué fijándome en los hábitos de mis vecinos, el té de la chica del pijama fucsia, temprano en la mañana, el mantel que hace unos días permanece colgado en el vecino de abajo, los gritos de un niño que juega y el aperitivo debajo de una sombrilla rota. Y los silencios. Y la luz que se enciende en el edificio de enfrente (o que no se ha apagado como en el apartamento de París) cuando me levanto a las cinco. Aún no te he contado si tienen la luz abierta toda la noche. Eso te lo explico en otra historia.

CHAMBRE 314
Depuis un hôtel de Montparnasse. Février. Quand on me remet les clés d’une chambre d’hôtel (bon, aujourd’hui ce n'est plus des clés, mais une carte), la première chose que je fais est de vérifier toutes les portes et d’ouvrir les fenêtres. C’est plus qu’une manie qui m’accompagne partout où je vais. Et cet après-midi-là, à peine arrivée à Paris, ce ne fut pas différent. De la fenêtre, j’avais devant moi un jardin un peu délaissé mais joli, et un immeuble très parisien du XIXᵉ siècle. Un immeuble aux fenêtres éclairées. À chaque fenêtre, des livres et encore des livres dans de très hautes étagères, et des canapés qui semblaient confortables depuis ma fenêtre.

Et chaque fois que je revenais des promenades avec toi dans Paris, épuisée de marcher, de m’asseoir dans de petits bistrots de coin de rue, de discuter dans le jardin du Luxembourg, de savourer un livre dans le jardin du musée Rodin et de me sentir un peu Suzanne Valadon depuis son atelier ; je revenais à la chambre 314. J’avais flâné avec toi dans le 14ᵉ arrondissement, avant les grands boulevards, avant que la nuit ne commence à tomber, et nous nous étions arrêtés dans un minuscule restaurant à emporter, un petit établissement oriental où la propriétaire cuisinait derrière un comptoir étroit, et où l’odeur de gingembre et de coriandre se répandait dans tout le lieu, tandis que les voisins achetaient, avec la monnaie exacte, leur dernier repas de la journée. J’avais déambulé avec toi sur la petite place de la rue des Coutures-Saint-Gervais, la rue Vieille-du-Temple et dans les jardins du parc de l’Hôtel Salé – Léonor Fini. Nous avions partagé un thé sur un banc, entre des arbres taillés à la même hauteur. Nous contemplions les fenêtres illuminées tandis que les dernières boutiques du jour fermaient dans le Marais.
Et l’un de ces jours, lorsque nous sommes retournés dans cette minuscule chambre de Montparnasse, je t’ai dit que les lumières restaient allumées toute la nuit et tu m’as demandé comment j’en étais si sûre. C’est simple, t’ai-je répondu, je dors peu, je me lève souvent parce que le wifi ouvert de l’hôtel m’envahit l’esprit la nuit. Et je t’ai expliqué ce que j’imaginais derrière chaque fenêtre. Je t’ai raconté la bibliothèque de livres, le canapé en cuir, les présences et les ombres. Le luxe d’observer sans être observé. Et tu m’as serrée dans tes bras, et la lumière de chaque fenêtre s’est reflétée sur nos corps, dans cette image que je garde en mémoire.

Et oui, même si nous avons essayé d’accéder au jardin, nous n’y sommes pas parvenus et nous nous sommes promis de revenir à Paris et de nous asseoir dans ce jardin. Et dans mes rêves, je continue de retourner dans ce jardin-là.

Lorsque nous sommes revenus de Paris, déjà chez moi, avec ma fenêtre donnant sur une cour de l’Eixample, j’ai continué à observer les habitudes de mes voisins : le thé de la fille au pyjama fuchsia, tôt le matin ; la nappe qui, depuis quelques jours, reste suspendue chez le voisin du dessous ; les cris d’un enfant qui joue et l’apéritif sous un parasol cassé. Et les silences. Et la lumière qui s’allume dans l’immeuble d’en face (ou qui ne s’est pas éteinte comme dans l’appartement de Paris) lorsque je me lève à cinq heures. Je ne t’ai pas encore raconté s’ils laissent la lumière allumée toute la nuit. Je t’expliquerai cela dans une autre histoire.

 

 

Lourdes Ral está expuesta en la galería Open Art Galerie en Fontaine-lès-Dijon (https://www.open-art-galerie.com/artistes/lourdes-ral/galerie.php)



2-Révision: le gérondif en espagnol

 

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4- Canción: Año nuevo

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